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Verein Kulturtäter
Unter dem Namen «Kulturtäter Biel» wurde am 7. Juli 1969 ein Verein gegründet, den es heute noch gibt. Das ist nicht selbstverständlich. Auch 36 Jahre nach ihrer Gründung bewegen die Kulturtäter mit einem siebenköpfigen Vorstand und über 300 Mitgliedern, zweisprachig das Kulturleben der Stadt Biel. Kontinuierlich und engagiert bieten sie internationalen Künstlern eine Plattform und dem Publikum unvergessliche und einmalige Orte der Verzauberung auf Zeit.

Die Kulturtäter wurden 1969 von Olivier Blanchard, Urs Graf, Adrian Hadorn, Werner Hadorn und Hugo Lehmann mit dem Ziel gegründet, eine alternative Kultur zu pflegen. So konnte man in Biel so bekannte Truppen wie der Grand Magic Circus, das Teatro Campesino, die Mummenschanz, das New Yorker Living Theatre sehen oder auch die ersten Gastspiele von Gardi Hutter, Emil, Franz Hohler, Kaspar Fischer, Peter Wyssbrod, Pic etc.

2500 Kultur/Culture haben die Kulturtäter ihrem Namen vorangestellt in Anlehung an die Postleitzahl von Biel und als Wunsch Biel mit Kultur gleichzusetzen. Die Kulturtäter werden auch weiterhin dafür sorgen, dass die Stadt kulturell bewegt wird: Jährlich mit rund 25 KleinKunst-, Theater- und Tanzgastspielen (alle zwei Jahre Tanzfestival in Zusammenarbeit mit Steps – Migros Kulturprozent) im Théâtre de Poche, im Espace culturel Rennweg 26 oder in der Aula des Berufsbildungszentrums.

Die Kulturtäter sind ein von der Stadt Biel und dem Kanton Bern subventionierter Verein, dessen Programm auch das Migros Kulturprozent und die Pro Helvetia aktiv unterstützen.


Association Kulturtäter
En 1969, cinq personnalités dynamiques de la scène culturelle biennoise Olivier Blanchard, Urs Graf, Adrian et Werner Hadorn et Hugo Lehmann décident de promouvoir à Bienne une autre culture, en opposition à celle dite institutionnelle et bourgeoise. Leur but? Créer un centre culturel hors des normes reconnues à cette époque. Avec un goût de l’aventure prononcé et la conviction que l’art n’est pas immobile, ils espérent que de cette expérience sortiront les germes de nouvelles expressions artistiques. Face à leur détermination, une cave est mise à leur disposition par les autorités biennoises. Elle se situe à la Rue Haute 1, dans le bâtiment de l’Ancienne Couronne, admirable édifice situé dans la vieille ville. C’est ainsi que naîssent le Théâtre de Poche et les Kulturtäter.

Très vite on parle des Kulturtäter qui se font connaître loin à la ronde. Les spectacles proposés vont du théâtre d’avant-garde au cinéma expérimental en passant par le jazz, la littérature, la chanson, l’humour et la danse. C’est ainsi qu’on a pu voir à Bienne des troupes aussi prestigieuses que Le Grand Magic Circus, le Teatro Campesino, le Bread and Puppet, l’Odin Teatret, Les Mummenschanz, Le Living Theatre de New-York, sans oublier Emil, Farid Chopel, Gardi Hutter, Franz Hohler, Peter Wyssbord, Pierre Miserez, Maurice Baquet, Gustave Parking, Azimuth, Yolande Moreau, Le Cirque du Trottoir, etc. etc. Certains de ces artistes qui, pour la plupart n’étaient pas connus à cette époque, ont fait ensuite des carrières internationales.

Les options prises par ces cinq fondateurs sont toujours en place et servent encore aujourd’hui à guider les choix artistiques des Kulturtäter. Offrir la parole aux artistes, les écouter, les laisser s’exprimer en toute liberté, leur accorder une place de choix, leur donner le pouvoir de révéler, de distraire, d’amuser ou d’interpeller, tels sont les critères qui justifient l’existence même des Kulturtäter. Le vedettariat n’a jamais trouvé grâce aux yeux des membres du comité. Les artistes que nous accueillons trouvent souvent leur inspiration dans la réalité de la vie. Il font jaillir des étincelles et portent dans la lumière les questions que se pose encore et toujours l’être humain. Le théâtre est un lieu de vie, de rencontres, un lieu aussi où l’on prend des risques. Mais n’est-ce pas aussi un lieu où l’on peut rire de soi et des autres, de nos travers et de ceux des autres ?

Un des buts visés est de proposer une programmation variée, intelligente et originale. Faire le bon choix n’est pas toujours aisé. Les membres du comité sont appelés à choisir des spectacles qui répondent à une attente du public.

36 ans plus tard dans un environnement culturel complètement différent, les Kulturtäter accordent encore et toujours une grande importance à l’originalité, à la créativité et à la qualité. Ils défendent une éthique qu’il n’est pas toujours facile de maintenir si l’on veut répondre aux demandes du public sans se disperser. L’association compte chaque année plus de 300 membres.

Dans les années 80, différentes associations culturelles voient le jour à Bienne, Filmpodium, l’Oreille-Art, Le Théâtre pour les petits, le Théâtre de la Grenouille et à partir de là les Kulturtäter se spécialisent plus particulièrement dans le théâtre et la danse. Le Festival de danse, organisé tous les deux ans, en est à sa dixième édition. En 2001, soutenus par les Affaires culturelles de la Ville de Bienne et du canton de Berne, les Kulturtäter, à la demande du public, relancent la chanson française.

Depuis 1969, les Kulturtäter, subventionnés par la Ville de Bienne et le Canton de Berne et soutenus par le pourcent culturel Migros et Pro Helvetia, contribuent largement à la vie culturelle biennoise en maintenant envers et contre tout, le bilinguisme.